Ojén est un village blanc de près de cinq mille habitants, niché dans la Sierra Blanca juste au-dessus de Marbella. C’est l’une des rares communes de la côte où le village prime encore sur les lotissements : environ sept résidents sur dix vivent dans le bourg, et près de trois sur dix sont des ressortissants étrangers. Le revenu moyen déclaré, qui s’élève à environ trois cinquièmes de celui de Benahavís, dresse un portrait fidèle de la situation : Ojén est une ville espagnole ordinaire, abritant en son sein une petite enclave très prisée.
Le village se trouve à trois cent dix mètres d’altitude, en bordure de la route A-355 reliant Marbella à Coín, et à six kilomètres et demi à vol d’oiseau du centre de Marbella. Une précision s’impose : Ojén ne se situe pas dans le parc national de la Sierra de las Nieves. La commune fait partie de la zone de protection périphérique, de la comarca et de la réserve de biosphère ; le parc national à proprement parler s’étend sur les territoires d’Istán, de Tolox, de Ronda et d’autres municipalités. Les températures de référence pour la côte, soit dix-sept degrés en janvier et trente et un en août, sont relevées au niveau de la mer. En altitude, Ojén bénéficie de températures nettement plus fraîches, surtout la nuit et en hiver.
Ce n’est pas une destination pour les acheteurs qui veulent tout avoir sous la main. Il n’y a ni hôpital, ni école internationale, ni supermarché digne de ce nom. Pour la vie de station balnéaire, il faut se tourner vers Marbella ou San Pedro de Alcántara. Pour une communauté étrangère bien établie en altitude, c’est Benahavís. Et pour une petite ville espagnole mieux desservie, c’est Coín.